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Quelques souvenirs

20e agapes des Crolés

Aperçu du parcours de notre confrérie évoqué à travers les trois membres fondateurs toujours bien présents au sein du Comité et qui furent mis à l’honneur à l’occasion de notre XXème chapitre.

Voici le texte qui pour cette circonstance a été écrit, mis en scène et lu par Maurice notre Grand Crolé, assisté de Ginette, Marie-Claire et Bernard alors que son interprétation (mime caricatural) était brillamment assurée par Michèle notre P’tite Crolèye

Les premières agapes de la Confrérie se sont déroulées dans les locaux de ce qui à l'époque s'appelait  " Ecole moyenne d'Alleur ".

C'était l'époque héroïque où ils épluchaient des dizaines de kilos de pommes de terre et nettoyaient des pleines caisses de chou frisé en quantité telle qu'ils auraient pu rassasier un régiment entier.

En ce temps là, et durant plusieurs années, la Confrérie ne comptait que des hommes dans son comité mais les " vîles è cotte ", les Mamy et Grand Mamy, veillaient au bon déroulement des opérations inspectant et ré inspectant minutieusement le chou nettoyé pour être sûre qu'aucune chenille n'y subsistait.

Chacune y allait de ses recommandations, toutes plus importantes que les autres :

« Avez-v ’ mètou assez dè sé ? »
« Avez vous mis assez de sel ? »

« Ni rouviz nin li némoscâde savez ! »
« N'oubliez pas la noix de muscade, hein !  »

« Et l’crâhe, enn’ avez-v mètou assez ? »
« Et la graisse, en avez-vous mis assez ? »

«  Fâreu mète on pô pus di peûve, savez ! »
« Faudrait mettre un plus de poivre, savez-vous !  »

Tout cela dans une ambiance haute en couleur et toujours dans la bonne humeur.

C'est à cette époque que le Crolé d'Toke d'alors, Nicolas REMI maintenant Crolé Sayeû, s'est fait des biceps dignes de Sylvester STALLONE.
Pensez donc, mélanger le chou et les pommes de terre dans une marmite géante de 500 litres au moyen d'une écumoire d'au moins 20 centimètres de diamètre, d'une épaisseur de 5 millimètres et dotée d'un manche de pioche !

Les premiers chapitres furent souvent épiques; ainsi Jules VERBINNEN le premier Grand Crolé de 1984 à 1991 a notamment réussi le tour de force de faire monter sur le podium la plus grande partie du corps de police de la ville de Liège, en faire une chorale et leur faire interpréter " Viens pou poule, viens pou poule, viens !".

Certains penchants des Crolés qui perdurent encore aujourd'hui se sont très tôt manifestés, à savoir en profiter pour boire un bon coup. En effet, la première sortie de la Confrérie s'est faite ni plus ni moins à la brasserie Piedboeuf devenue maintenant Jupiler (Interbrew).


Mais les Crolés ont rapidement découvert que l'on pouvait bien manger et bien boire en toute amitié au sein des Confréries ; c'est ainsi qu'ils se sont mis à rendre visite aux diverses Confréries même si ce ne fut pas toujours évident.
Ainsi après une visite aux Kulkapers, Michel PYPOPS, le deuxième Grand Crolé de 1991 à 1995, et quelques autres ont-ils mis pratiquement deux heures pour arriver à sortir de Bruxelles où ils se sont demandés si toutes les routes n'étaient pas en sens interdit.

En plus du chapitre annuel et des sorties de plus en plus nombreuses en confréries, les Magneûs d'Crolèye Djote di Warou ont toujours eu à cœur d'organiser chaque année les agapes des pensionnés de la commune.
Comment ne pas se souvenir d'une de ces après-midi festives réservées aux pensionnés où Guy VERBINNEN, Grand Crolé de 1995 à 2002 nous a vraiment épatés en interprètant avec brio un véritable récital de chansons françaises.

Mais d'autres Crolés connaissent la musique.

Prenez, par exemple, Jean RONGY le Crolé Médailleû.

Au retour des visites en confrérie, il  s'endort aussitôt qu'il a pris place dans la voiture; pas toujours sur un siège d'ailleurs mais quelques fois entre les sièges. Il lui est aussi arrivé de redécorer l'intérieur de la voiture en cours de route… mais quel que soit son état il émerge systématiquement en arrivant à hauteur de la plaque de signalisation marquant l'entrée de la commune d'Alleur.

Jean sait aussi se montrer d'une efficacité surprenante.

Ainsi, à la fin du rassemblement des Confréries à Arlon a-t-il voulu aider au rangement;  mais plutôt qu'un coup de main ce fut un coup de fesses car, chargé comme un porte-avions au retour des longues et nombreuses visites aux Confréries amies, il atterrit le derrière au beau milieu de la caisse dispersant de la sorte la recette du jour aux quatre coins du stand.

Jean est toutefois reconnu pour sa grande dextérité de maître graveur aussi avons-nous voulu profiter de son tour de main pour aider au service de la Crolêye Djote lors des agapes organisées pour les retraités de la commune.
C'est ainsi que notre ami Jean a renversé un plein ravier de moutarde sur une de nos invitées qui avait revêtu ses plus habits.

Comme dirait Jean, « C'è po toumer mwèrt ! ».(« C’est pour tomber mort »)

Me croirez-vous si je vous dis qu'à ce moment Jean n'avait pas encore bu ?

Pour ce qui est d'avoir bu il faut parler du rassemblement des Confr éries à Ciney à Nicolas REMI, le Crolé Sayeû. " Qu'én douf  " mes amis !
Il s'est battu pendant un bon quart d’heure avec son chapeau et son tablier dont il essayait de se débarrasser avant de prendre place dans la voiture de Bernard qui le ramenait.

On se demandait s'il se livrait à une séance de Tai Chi ou à une démonstration de contorsionniste !

Une fois dans la voiture il entreprit de guider Bernard pour retrouver le chemin du retour et c'est ainsi qu'il les mena tout droit au beau milieu d'une cour de ferme face à face avec un tas de fumier.

La nuit ne suffirait pas à énumérer toutes les péripéties qu'ont vécu nos deux fondateurs Jean et Nicolas qui se connaissent depuis l'école primaire où, comme Jean se plait à le rappeler à qui veut l'entendre Nicolas lui volait toutes ses billes   (« I'm hapéve totes mès mâyes ti ci-la ! »).

J'ajouterai quand même que leurs participations aux réunions de comité passent rarement inaperçues.

Jean est en perpétuelle récréation et aurait tout aussi bien pu porter le titre de Crolé Cancre tout autant que celui de Crolé Gafeû.

Quant à Nicolas, il grogne parce que rien ne va
« I’ nn'a rin ki va ! » ;
et rouspète parce ça ne va pas suffisamment vite
« I n'vikèt nin ti ces djins la !  » ;        « I n'ont rin è cwèrp !  ».

Il aurait tout aussi bien pu être appelé le Crolé Rouspèteû  tout autant que le Crolé Roufleû.

Ceci dit, il se coupe en quatre chaque année pour distribuer les invitations, centraliser les réservations et réunir des dizaines de lots en vue d'une superbe tombola pour les agapes annuelles des pensionnés.

Jean et Nicolas sont des impulsifs et ont annoncé leur démission une douzaine de fois au moins à eux deux; mais ils sont toujours là et oh combien !
Tous deux sont en fait de grands sentimentaux et auraient pu porter le titre de Crolé au cœur d'or.

Notre troisième membre fondateur toujours actif au sein de notre comité n'est autre qu'Yvon DEGHAYE, le Crolé d'Toke.
Plutôt détonnant notre ami Yvon !

Tenez par exemple, lors du réveillon 2001 organisé dans ses installations, il a voulu allumer un four et a tout d’abord ouvert l’arrivée de gaz pour ensuite, mais un peu tard, y craquer une allumette… Et boum !

Ah le look qu’il avait après çà ; le teint d’une merguez, plus de sourcil et la moitié des cheveux carbonisés !

Quelques minutes plus tard, sans doute parce qu’il était resté très calme comme à son habitude (hem, hem !), le voilà qui glisse on ne sait comment, tente de se rattraper à on ne sait quoi et réussit à se faire une superbe entaille au doigt. Je ne vous dit pas l’ambiance : 

« Faites tous ch…TÛÛT ! »
« Vous êtes tous une bande de trou du …TÛÛT ! »
« Mais non de Dieu ! J'vous paie pour quoi faire vous autres ? »

Eh oui Yvon lui aussi est un sanguin.

Avec Jean et Nicolas, ils auraient pu à eux trois créer la " Confrérie des Sopes à lèsê " (Confrérie des Soupes au lait) et Yvon aurait tout aussi bien pu porter le titre de " Crolé Spidé " ou celui de " Crolé Brayeû ".

Notez que lorsqu’il est particulièrement content d’un de ses plats qu’il a cuisiné il se laisse aller à la rêverie et bascule même en plein phantasme :
« Tu t’imagines, si je fais l’amour comme je fais la cuisine ?!  ».

Et remarque de notre Crolé Houmeû : « ... avec du beurre !!!  ».

Il est vrai qu’Yvon est dignitaire de l’Ordre des 33 maîtres queue…, mais c’est une autre histoire.

En fait Yvon, sous des dehors de matamore, a lui aussi un cœur d'or.
Que de services n'a-t-il pas rendus à la confrérie ? Que de plaisirs ne nous a-t-il pas procurés en nous mitonnant de savoureux repas ! Sans compter nos agapes qu'il nous concocte brillamment chaque année.
C'est encore le cas ce soir; alors nous n'en dirons pas plus car mieux vaut le ménager quelque peu, on ne sait jamais !

 

 

 

 
 
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